On m'a expliqué très tôt que si je travaillais bien à l'école, j'aurais un bon job. J'ai travaillé bien à l'école. Spoiler : j'ai quand même bien galéré.
La vérité, c'est que je n'ai rien d'exceptionnel. Je ne viens pas d'une famille riche, je n'ai pas fait d'études en finance. J'ai appris tout ça parce que je voulais plus de liberté.
Ce qui suit n'est pas un parcours de conseillère financière classique. Et c'est probablement pour ça que tu es sur cette page.
2018
Un master qui impressionne
Je termine un master en sciences criminelles à l'Université de Lausanne ("sciences forensiques" pour les intimes). Des études passionnantes qui m’ont surtout appris à apprendre, à me débrouiller et à rester disciplinée.
Seul problème : dans un domaine aussi spécifique, trouver un 1er emploi sans expérience n’a rien d’évident.
Quelques mois plus tard
9 CHF sur mon compte
Pas droit au chômage, étant jeune diplômée. Mes économies fondent, semaine après semaine, jusqu'au jour où je regarde mon solde : 9 CHF. Génial.
C'est le moment précis où j'ai compris qu'un beau diplôme ne garantit pas grand-chose dans la vraie vie et que personne ne viendrait s'occuper de mon argent à ma place.
Ensuite
J'apprends à coder
Puisque personne ne voulait de mes compétences, j'ai décidé d'en apprendre d'autres. C'est à ce moment-là que je découvre le monde de Youtube.
Quelques mois plus tard, je décroche un poste de développeuse d'applications web dans une entreprise suisse à l'esprit start-up. J’adore ce travail, mais une opportunité mieux rémunérée et plus proche de mes études me pousse finalement à changer.
Puis
Analyste criminelle
Je finis par réunir les deux : le crime et le code. Aujourd’hui, je développe une application qui aide à détecter les contrefaçons de montres. Plutôt cool.
Le vrai déclic
8 heures par jour, 5 jours sur 7, pendant 40 ans
J'avais enfin un bon salaire et je pensais que le plus dur était derrière moi. Puis j'ai fait le calcul. Quarante ans. Et même avec ce salaire, jamais les moyens de devenir propriétaire en Suisse.
Ce jour-là je me suis fixé trois objectifs : construire des revenus qui ne dépendent pas d'un seul employeur, pouvoir arrêter de travail plus tôt et ne plus jamais voir 9 CHF s'afficher sur mon compte.
2020
3h de train par jour et une chaîne YouTube
Dans le train, je me forme aux finances personnelles et à l’investissement. Je découvre aussi le minimalisme, que je vois comme une solution magique vers la liberté financière.
Je commence alors à partager mon parcours, ce que j’apprends et ma vision de l’argent. C’est comme ça qu’est née ma première chaine Youtube : Investir son Temps. Impossible de revoir mes premières vidéos mais je suis fière d'avoir eu le courage de les publier.
Le problème suisse
Tout ce que je trouvais parlait de la France
PEA, assurance-vie, livret A. Rien sur le 3ème pilier, rien sur la LPP, rien sur nos impôts. En Suisse, quand tu cherches une information financière, tu finis presque toujours chez ton banquier ou ton assureur. Des gens charmants, mais qui ont toujours quelque chose à te vendre.
Alors j'ai créé une deuxième chaîne, 100% suisse. C'est celle qui m'a amené les premières demandes d'accompagnement.
À 31 ans
Propriétaire à Lausanne
Le même objectif qui me semblait absurde six ans plus tôt. Nous l’avons réalisé à deux, sans héritage. Et après six ans, je continue toujours à suivre mes dépenses chaque mois sur mon petit fichier Excel. Certaines habitudes ne changent pas.
Aujourd'hui
Conseillère financière indépendante
Au fil des questions, j’ai compris que les réponses générales avaient leurs limites. Chaque situation était différente et méritait une vraie analyse. Je me suis donc formée officiellement pour devenir conseillère certifiée en gestion de patrimoine, en assurance et en prévoyance.
J'accompagne maintenant des personnes qui gagnent bien leur vie, qui savent qu'il faut investir et qui n'ont juste jamais su par où commencer. Ce que j'aurais aimé trouver quand j'avais 9 CHF en fait.